samedi 21 mars 2009

Quelques pnjs pour Imputrescibles (7) : Oliver Blane

Un dernier pour ce soir. D'autres choses suivront : encore un pnj, un bar complètement décrit avec tous ses pnjs et un plan de commissariat.

PNJ 7 : OLIVER BLANE.
Occupation : ex-policier
Profil : zombie
Histoire :Certes, le lieutenant Oliver Blane n'était pas le meilleur policier de Chicago mais c'était un homme intègre qui avait toujours refusé les tentatives successives de corruption dont il était parfois l'objet. Pour Blane, il était hors de question de fermer les yeux sur un trafic ou de laisser un criminel s'en sortir même si cela devait mettre en danger la vie d'innocents. Le lieutenant Oliver était jusqu'au boutiste et cela lui a valu autant de félicitations que de brimades de la part de ses supérieurs. Mais jamais son intégrité ne fut mis en doute et il en faisait sa fierté. Le problème était sans doute que Blane n'hésitait pas non plus à dénoncer ses collègues lorsqu'il s'apercevait qu'ils avaient reçu des pots de vin. Avec une telle attitude, on ne se fait pas que des amis et sa réputation auprès de ses collègues -pas tous irréprochables- n'était pas des plus brillantes.
C'est son caractère incorruptible qui fut pourtant fatal au Lieutenant Oliver Blane. Il aurait pu mal finir lors d'une de ses enquêtes, blessé à mort par un criminel en fuite; cela ne lui aurait pas semblé une mort déplacée, c'était dans l'ordre des choses. Mais à ses yeux, la façon dont il mourut était inacceptable et l'état dans lequel il revint pour pouvoir juger de ce fait l'était encore plus. En effet, Blane fut liquidé par ses collègues de travail, des gens qu'il fréquentait chaque jour, corrompus jusqu'à l'os et craignant toujours que Blane ne le découvre et ne les dénonce. Cela se fit simplement, grossièrement et froidement : ils lui demandèrent de l'aide pour une descente de police dans un entrepôt où une distillerie clandestine avait apparemment été installée, en prétextant vouloir damer le pion au FBP sur ce coup là. Blane y vit une manière de valoriser le travail de son commissariat. Évidemment, c'était un piège. Une fois sur place, l'entrepôt était vide depuis longtemps : si distillerie clandestine il y avait eu, il n'en restait que quelques éléments inutilisables et laissés à l'abandon. Lorsque Blane se retourna, ahuri, vers ses collègues, il fut accueilli par une salve de coups de feu qui ne lui laissèrent aucune chance. Évidemment, ils n'avaient pas utilisés leurs armes de services mais des armes que leur employeur crapuleux leur avait fourni. Ils laissèrent le corps sur place et créèrent toute une mise en scène autour de son meurtre. Ajouté à cela une corruption des bonnes personnes, dont nombre de leurs autres collègues déjà dans le « circuit » et préalablement mis au courant de ce qui allait se produire, et le piège finit de se refermer sur Oliver. A un détail près.
Ce détail, c'est la Trioxine. La Trioxine qui coulait depuis longtemps dans les veines du lieutenant Blane et qui le ranimèrent moins d'une heure après le départ de ses collègues en ce que Blane considérait de son vivant comme la pire monstruosité : un zombie! Et son avis ne changea pas beaucoup maintenant qu'il était mort et le corps plus troué qu'une passoire.
Blane se releva pour se détester complètement pour la première fois de sa « vie ». Non seulement, il ne pouvait supporter la façon dont sa vie s'était achevée mais il abhorrait véritablement le nouvel état dans lequel il s'était retrouvé. Refusant tout d'abord de se nourrir, le lieutenant constata rapidement que ses tissus se dégradaient et qu'il perdait certaines de ses capacités intellectuelles. Il finit par se ruer frénétiquement sur un clochard qui eut la mauvaise idée de faire irruption dans le squat où Blane s'était réfugié.
Dès lors, Blane choisit de se nourrir exclusivement de ce qu'il considérait comme les déchets de la société, les parias et les exclus. Du moins, tant qu'il n'aurait pas le cran de mettre fin à cet état qui lui pesait tant. Il a même réussi à tuer un autre zombie et à essayer de s'en nourrir mais cela l'a totalement révulsé et il n'a pu s'y résoudre. Même la première bouchée fut immédiatement rejetée avec le plus grand dégoût. Trop avarié sans doute. Dans tous les cas, ce n'est pas parce que lui-même était devenu zombie qu'il éprouvait de la sympathie pour ces derniers, il les détestait toujours autant et décida de mettre un terme à l'existence de tous ceux qu'ils croiserait pour peu qu'ils ne soient pas en surnombre.
Il mène donc ainsi sa non-vie pour le moment : entre tuerie de ses congénères et repas sur clochards ou criminels la plupart du temps. Il n'a pas oublié pour autant l'injustice de sa mort et les collègues véreux qui en sont responsables. Proche de basculer dans la folie meurtrière la plus débridée, il fomente un projet de vengeance depuis son squat pour assouvir sa vendetta. Réalisant la corruption qui gangrène la grande majorité des membres du commissariat où il officiait, il a décidé d'y mettre un terme définitif en même temps qu'il en finirait avec l'état de zombie qu'il déteste. Compétent en explosifs -il travailla un temps à la police incendiaire avant de changer d'orientation-, il a décidé de faire complètement sauter le commissariat en y posant discrètement des charges au préalable puis en se transformant en véritable bombe humaine, ou plutôt zombiesque- pour aller saluer une dernière fois ses anciens collègues, qui auront sans doute la surprise de leur vie en le revoyant... une dernière fois.


Description et interprétation : Oliver était plutôt enjoué de son vivant : il ne se posait pas trop de question et aimait blaguer à l'occasion. Sa droiture était tout à fait naturelle mais pouvait paraître un peu trop scolaire, comme s'il s'interdisait de commettre le moindre faux pas. Physiquement, il était assez gras mais costaud et savait utiliser son excédent de poids pour s'imposer lors de l'entraînement au corps-à-corps. Immobiliser son adversaire était une de ses spécialités. Son visage était un peu trop poupon à son goût mais ses moustaches à la prussienne faisaient sa fierté et c'est sans doute ce qu'il entretenait le plus chez lui. Ses cheveux noirs, parfois gras et coiffés courts n'étaient pas très élégants mais ses yeux ambrés et brillants animaient un peu plus ce visage particulier et collaient bien à son caractère guilleret. De plus, Blane apportait le plus grand soin à la manière dont il était mis, que ce soit ses costumes ou son uniforme qu'ils voulaient aussi propres et élégants que possible.
Depuis qu'il est devenu un zombie cependant, cela a bien changé : il a gardé les mêmes habits que depuis son exécution, et sa chemise criblée des orifices de balles et couverte de sang ne lui sied pas tout à fait de la même manière. Il s'est laissé totalement aller car pour lui il est déjà mort et ce qu'il vit actuellement n'est que la suite d'un calvaire injuste. Calvaire qui n'a que quelques compensations : tuer d'autres zombies, assainir la société de ce que Blane voit comme des parasites et préparer sa vengeance suicidaire en forme de feu d'artifice salvateur.

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