samedi 21 mars 2009

Quelques pnjs pour Imputrescibles (6) : Léon Wellington

Un policier maintenant, Léon Wellington, une jeune recrue un peu tirailé.

PNJ 6 : LEON WELLINGTON
Occupation : policier
Histoire : Léon Wellington est une jeune recrue très compétente. Fils d'un ancien criminel qui avait réussi à faire son trou au sein des familles mafieuses de Chicago avant de finir sa vie derrière les barreaux, Léon a choisi un tout autre chemin grâce à l'influence positive et à l'acharnement de sa mère. Terriblement volontaire et naturellement doué, il est sorti parmi les premiers de l'école de police mais a eu l'intelligence de garder profil bas dès le début de sa carrière préférant faire ses preuves sur le terrain. Cela ne se fit pas attendre et Wellington gravit rapidement les premiers échelons pour devenir sergent. Repéré rapidement pour son efficacité par un inspecteur puis par le chef du département, il fut en quelque sorte retiré pour un temps du « circuit » afin de se voir confier une nouvelle mission, risquée mais sans doute à la hauteur de ses talents. Après avoir reçu spécialement une formation particulière et « bénéficié » d'une modification administrative de son passé, dont la création d'un savoureux casier, Léon allait devenir la parfaite taupe.
Grâce à quelques indics triés sur le volet et à la mise en avant de sa filiation criminelle, Léon ne tarda pas à rejoindre le milieu. Certes, il commença petit et ses nouveaux employeurs lui demandèrent évidemment de se livrer à certaines exactions qui lui parurent parfaitement amorales mais il les accomplit avec brio, de manière très efficace et avec une étrange facilité. Même si cela lui pesait de marcher sur les traces de son père, il fallait bien admettre que Léon était aussi doué pour l'un et l'autre côté de la justice.
Plusieurs mois passèrent et Léon s'infiltra de plus en plus profondément dans l'institution criminelle qu'il avait rejoint, celle de Fugazzi, l'un des plus grands parrains de Chicago. Il eut même le « privilège » de parler à celui-ci plusieurs fois. Tout en mettant ses anciens collègues sur quelques pistes afin de sabrer les bases sur lesquelles reposaient la société criminelle de Fugazzi, Léon parvint peu à peu à gagner la confiance de ce dernier en menant à bien plusieurs missions et en en sauvant d'autres qui auraient du tomber à l'eau sans ses heureuses initiatives. Wellington se montra souvent terriblement brillant dès qu'il s'agissait de contrer les opérations de Charlie, le principal rival de Fugazzi. Rien d'étonnant donc à ce que celui-ci ait fini par l'apprécier. Tout se passait donc bien pour Léon qui avait réussi à obtenir la confiance du patron et pouvait jouer tranquillement double jeu...
Cependant, même Wellington ne put anticiper la mort violente de Fugazzi et depuis l'arrivée de Billy au pouvoir, les choses ont singulièrement changé. Une bonne part de l'effectif de l'organisation a été renouvelé, Billy accepte désormais des européens au sein de son clan et les cartes sont redistribuées pour assurer une nouvelle fidélité des « troupes ». Billy a su naturellement s'imposer mais cela ne s'est pas toujours fait « proprement » et il cherche aujourd'hui plus que jamais à assainir l'organisation. Déjà à l'époque où il n'était que le bras droit de Fugazzi, il se doutait qu'il existait une taupe ou une balance, un grain de sable dans la machine qui la faisait dysfonctionner selon lui. Depuis sa prise de pouvoir, il a ordonné qu'on la recherche activement, et si Léon n'est pas encore soupçonné (il a travaillé plusieurs fois avec Billy sous les ordres de Fugazzi par le passé et ils composaient une bonne équipe), il n'en subit pas moins une nouvelle pression qui le dépayse singulièrement et l'oblige à modifier du tout au tout les vieilles habitudes acquises sous Fugazzi. Pour le moment, et avec l'accord de ses supérieurs, Léon reste dans l'organisation en tant qu'observateur et tente de rapporter discrètement la masse de changements advenus depuis la mort du précédent parrain. Mais il a été convenu que si sa couverture devait s'égrainer davantage, il serait extrait de l'organisation et placé sous surveillance. Léon , quant à lui, est un peu perdu, faisant de plus en plus mal la distinction entre le bien et le mal et se posant des questions sur son allégeance véritable. Il sait qu'il a grimpé dans l'estime de beaucoup de mafiosi et qu'il pourrait en tirer partie, y compris auprès de Billy s'il parvient à agir avant d'être découvert, mais une once de morale et le goût amer que lui laisserait le fait de suivre véritablement les traces de son père l'ont pour le moment empêché de quitter le droit chemin qu'il avait choisi de suivre en entrant à l'école de police.


Description et interprétation : Léon est un jeune homme brun, aux yeux noirs et à la mâchoire carrée. Malgré une désagréable cicatrice à l'arcade sourcilière, il est relativement beau mais c'est surtout sa capacité à facilement communiquer qui attire plus que son physique. Vif d'esprit, imaginatif et doté d'une excellente mémoire quasi-photographique, il est un atout majeur tant pour les policiers que pour la mafia. Malgré un caractère volontaire, il s'est un peu égaré en travaillant trop longtemps son double-jeu et ne sait plus bien qui il sert vraiment. Il s'est habitué à être aussi efficace pour les uns que pour les autres... Il est tantôt flic et tantôt crapule et passe de l'un à l'autre comme s'il changeait de costume ou plutôt, et c'est bien le problème, comme s'il passait du Dr Jekyll à Mr Hyde, oubliant presque totalement sa précédente incarnation pour mieux se fondre dans le rôle qu'il joue et qui devient alors bien plus qu'un rôle. De ce fait, Léon s'est totalement perdu de vue et a du mal à discerner les limites de sa véritable personnalité. Depuis que sa mission a commencé, sa vie privée est un fiasco et il ne parvient à établir de relations que lorsqu'il joue les durs au sein de l'organisation criminelle, relations qui reposent évidemment sur une longue série de mensonges. Il garde quelques amis policiers et côtoient encore certains membres de sa famille, mais, si les relations sont plus vraies avec ces derniers, elles sont également bien plus tendues qu'auparavant, du temps où les choses étaient simples et claires. Le problème qui demeure chez Wellington est l'association au père qui exerce sur lui une curieuse fascination, faite d'attirance et de rejet, de charme et de dégoût, et repose finalement pour lui sur des questions de fatalité et de libre arbitre. C'est à la fois son point faible -Léon ayant du mal à s'entendre comparé à son père- et sa plus grande fore, celle qui lui évitera peut-être de choisir la facilité d'une vie criminelle au profit de la vie vertueuse et empreinte de justice qu'il s'était promis de suivre pour faire mentir sa filiation et le destin...

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