samedi 21 mars 2009

Quelques pnjs pour Imputrescibles (1) : Elliott Callingan

Hop, je poste de vieux textes de pnjs que j'avais pondu pour le jeu Imputrescibles.. je n'ai retrouvé que les WIP, je en sais pas si j'étais allé plus loin ou non.

Voici le premier.

PNJ 1 : ELLIOTT CALLINGAN
Histoire : Elliott Callingan vit désormais comme un homme traqué. Il se sait recherché par les autorités depuis qu'il s'est évadé de la prison de ---------------. Cela fait un an qu'il vit de petits boulots dans les bas fonds de Chicago. Il tente d'éviter tout contact avec la pègre locale afin de ne pas trop se faire remarquer par les forces de polices, mais il a souvent été contraint d'accepter d'accomplir des tâches à la limite de la légalité pour remplir suffisamment son portefeuille et poursuivre le but qu'il s'est fixé. Il officie donc parfois en tant que « livreur » de petites cargaisons d'alcool, essentiellement du scotch et du whisky, pour le compte de fournisseurs peu fréquentables mais qui payent convenablement. Dans tous les cas, il a appris à prendre le minimum de risques et n'acceptera jamais une livraison si elle s'avère trop périlleuse ou mal préparée. Cela lui a aussi donné une réputation de sérieux et de fiabilité.
S'il n'a pas le droit à l'erreur, c'est qu'Elliott n'est pas recherché pour un petit crime : il a été accusé du meurtre de son épouse et de cannibalisme sur cette dernière. Il est passé tout près d'être condamné à mort, mais le juge a préféré le condamner à perpétuité car, si les soupçons étaient grands, les preuves étaient assez maigres. Elliott a toujours pensé que ce juge avait été pris entre sa conscience qui le tenaillait et la masse de gens qui attendait chaque jour devant le tribunal pour réclamer qu'on le condamne à mort : il leur fallait un coupable et Elliott semblait tout désigné. Et pourtant Callingan sait qu'il est innocent.
On avait voulu lui faire plaider la folie mais il avait refusé. De toute manière, ça n'aurait sûrement pas fonctionné. Tout au plus les avocats ont-ils évoqué un moment d'amnésie pour expliquer qu'Elliott ait oublié les détails de son crime. Le mobile avait été facilement trouvé : on ne peut pas dire qu'Elliott et son épouse étaient à l'image du couple harmonieux dont rêve l'Amérique. Tromperies, disputes, la liste des coups de canifs au contrat était assez longue et connue de tous dans leur quartier. Nombre de témoins les avaient même vus en venir plusieurs fois aux mains. Mais de là à la tuer, et surtout de cette manière! Elliott n'aurait jamais pu.
Toute l'affaire eut lieu début 1917 et personne n'évoquait encore les quelques cas de « zombies » -il fallait bien leur trouver un nom et c'était sans doute le plus approprié- qui se relevaient alors sur les champs de bataille en Europe. Personne ne fit donc le lien, et surtout pas Callingan qui, à cette époque, se contrefoutait de ce qui pouvait bien se passer dans cette vieille Europe qu'il avait quittée alors qu'il était encore tout jeune. Il fut donc condamné.
De sa prison, il commença à entendre certains échos qui faisaient état de l'apparition progressive de zombies sur le territoire américain. Il crut tout d'abord que le monde devenait cinglé et ne prêta pas foi à ces histoires de bonnes femmes. Mais les rumeurs se firent plus insistantes : il apprit la fermeture des frontières, le protectionnisme décrété par le congrès et les lois autoritaires qui condamnaient les Européens pour ce nouveau fléau et leur ôtaient tout droit sur le sol américain. Il pensa d'abord que son statut de vieil irlandais ne lui aurait pas facilité la vie dehors, mais cela faisait longtemps qu'il avait la nationalité américaine. Et puis les éléments se mirent en place dans sa tête et il commença à faire des recoupements avec « son » affaire : le meurtre sauvage de --------------, sa femme. Cela faisait longtemps qu'il échafaudait un plan d'évasion avec d'autre détenus. Il choisit ce moment pour le mettre à exécution. Et comme toujours avec Callingan, ce plan ne laissait pas place à l'erreur : il fallait être sûr qu'il fonctionnerait, et il fonctionna...malgré la mort d'un de ses compagnons, un sacrifice nécessaire avait pensé Elliott.
Depuis son évasion en Janvier dernier, il s'est fait oublié mais s'est mis en tête de reprendre lui-même l'enquête. Pour lui, cela ne fait aucun doute, il a compris qui était le véritable coupable : peu avant le meurtre de sa femme, il avait accepté d'héberger un jeune déserteur irlandais, -------------------, qui avait réussi à atteindre les États-Unis, malgré une blessure mal soignée et une fièvre persistante. Callingan aimait assez aider ses compatriotes, comme on l'avait aidé lui-même quand il avait débarqué, en échange évidemment d'une petite compensation financière. Il l'avait soigné quelques semaines, alors que son état se dégradait puis -------------------- avait quitté la masure des Callingan et avait disparu pendant plusieurs semaines, en laissant nombre de ses affaires derrière lui. Callingan avait plusieurs fois cru à son retour, en pleine nuit, réveillé à plusieurs reprises par des raclements à l'extérieur mais, chaque fois qu'il se levait pour vérifier, il n'en trouvait aucun trace. Finalement, il s'était résolu à vendre les affaires de son « invité » afin de récupérer quelques dollars et n'avait pas eu à faire beaucoup d'efforts pour l'oublier.
Il n'avait reparlé de ce jeune soldat qu'à son avocat après que sa femme ait été retrouvée morte, à moitié dévorée. Celui-ci lui avait alors déconseillé d'évoquer cette histoire devant le tribunal, considérant que cela ne ferait que renforcer la mauvaise image que Callingan traînait déjà derrière lui. De toute façon, cet avocat avait visiblement toujours été convaincu de la culpabilité de Callingan mais ce dernier n'avait pu en changer faute de moyens suffisants.
Aujourd'hui Callingan essaie de retrouver toute trace de ce maudit soldat : des preuves de son séjour chez eux et surtout des preuves que la maladie qu'il traînait n'était que les prémisses de sa prochaine zombification. Mais, avec pour seuls indices le nom de ce soldat et ce que celui-ci avait bien voulu lui raconter sur sa famille et sur la guerre à laquelle il avait participé, Callingan n'a pas beaucoup avancé jusqu'à maintenant...

Description : Callingan n'est pas spécialement grand mais il est relativement musclé. La plupart de ceux qui le rencontrent disent qu'il est trapu mais Elliott n'a jamais vraiment apprécié cette dénomination, il lui a toujours trouvé une connotation dépréciative. Il ne se l'explique pas, pour lui c'est un mot qui « sonne mal » tout simplement. Sa démarche est assez pataude mais dégage une certaine animalité qui en impressionne plus d'un. Au visage, Callingan a des cheveux courts et d'un roux qui tire sur le brun. Depuis son arrestation, il arbore une barbe relativement bien taillée qui modifie avantageusement sa physionomie. Il porte généralement des vêtements assez communs et peu élégants qui le font souvent passer pour un ouvrier ou un simple docker. Cependant, il s'est également constitué une garde-robe assez diversifiée afin de pouvoir mener ses investigations dans n'importe quel milieu de Chicago : sans être particulièrement doué pour se déguiser, il a cependant l'art de trouver l'attitude qui va avec le vêtement qu'il porte. Disons qu'il a bien compris que chaque milieu avait sa propre esthétique et qu'il est capable de l'imiter. Il s'est même entraîné à modifier sa démarche qui pouvait parfois le trahir. Son langage, lui, n'est pas aussi traître, Callingan a un certain sens des mots et il ne lui faut jamais longtemps pour imiter une façon de parler, de la plus maniérée à la plus ordurière. Psychologiquement, Callingan est obnubilé par son enquête et la recherche de moyens pour la financer. Il est relativement malin et surtout très perfectionniste, méticuleux au point que cela pourrait paraître maladif. Depuis son évasion, cela a parfois même tendance à ressembler à une certaine forme de paranoïa...

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